« Et par tous les chemins, j’y reviens… « 

J’aime le Nord, ses plages blanches, ses forêts profondes, ses terres arides mordues par les vents glacés, ses villes chaleureuses et accueillantes. J’aime le Nord mais je sais que je viens du Sud et que jamais je ne pourrais me passer trop longtemps de soleil et de Méditerranée. Camus écrivait dans la Mer au plus près :  » J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis j’ai perdu la mer, tous les luxes alors m’ont paru gris, la misère intolérable. » L’auteur des noces sensuelles de l’homme et de la mer ne s’y trompait pas : il y a dans le Sud une profusion de couleurs et de parfums qui exalte les sens.

Mon Sud à moi s’appelle la Corse. On dit d’elle qu’elle est la plus belle île du monde. Ce que je sais, c’est que lorsque je pose les pieds sur son sol, je retrouve les parfums de maquis de mon enfance, la lumière dorée d’un soleil qui brille comme nul part ailleurs, le souffle tendre de la brise marine.

Mon père me disait toujours que c’était le plus bel endroit du monde. Il avait peut-être raison. Ce dont je suis certaine, c’est que j’y ai grandi et que j’y reviendrais toujours. J’y reviendrais pour le parfum enivrant des lentisques et de l’immortelle, pour la couleur d’or des soleils couchants, pour la mer…. Oui, je reviendrais pour la mer.

Escaliers menant au jardin Romieu. Bastia Vieux-Port. Photo de Luna Raffalli
Citadelle Bastia

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