Orezza

Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel

Premier tableau

Premier tableau d’une série consacrée à la célèbre eau Corse. Sur ce travail, j’ai réalisé la mise en scène et j’ai travaillé avec les photographes Thomas Ricci pour la prise de vue en studio et Pierre Emmanuel Grenat pour le développement.

J’ai réalisé un premier mood board avec des photos puisées sur Pinterest. Je voulais faire ressortir le côté authentique d’Orezza. Alors je me suis raconté une histoire…

Soir d’été. En Haute Corse, la montagne est fraîche à l’heure bleue, quand la mer s’habille de mauve et que les cigales se taisent. Il y a une vielle maison en pierres sèches à l’orée d’une chênaie. Elle est bordée de menthe sauvage et d’hortensias bleus. Une table est dressée sous une tonnelle en bois brut coiffée de lierre sombre. On a ramassé des mûres violettes et charnues aux abords du sous-bois. Qu’importe si désormais elles vont tâcher la nappe de lin lavé de leur pulpe noire et sucrée ! Qu’importe ! Ce qui compte, c’est l’instant ! Une bouteille d’Orezza fraîche est posée sur la table. On s’assoit autour de la table, le maquis sent la menthe et la fleur de myrte, on se désaltère, on prend les mûres à pleine main, on regarde le soir envahir la mer.

Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel
Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel
Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel
Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel
Photo Thomas Ricci x Directrice artistique Luna Raffalli x Développement photo Pierre Emmanuel

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Museum – Departement d’Entomologie.

Illustration Luna Raffalli

Ils ne pesaient guère plus lourd qu’une étoile mais ils savaient faire pousser les fleurs et faire naître les fruits. On dit que certains d’entre eux avaient le pouvoir de transformer en miel une certaine poudre d’or.

Paul the New Be(a)tles


Illustration réalisée par Luna Raffalli

Papillons


Illustration Luna Raffalli

Bee Free


Illustration Luna Raffalli

The New Be(a)tles


Papillons antiques


Illustration Luna Raffalli

Demoiselle “Porte-Bonheur”


Bleu comme nulle part ailleurs.

J’avais besoin de bleu. J’avais besoin de cette fraîcheur. J’avais besoin d’océan.

J’ai grandi sur les bords de la Méditerranée, dans un monde bien différent du littoral atlantique. Un monde où le bleu est plus ensoleillé, plus clinquant, plus lumineux.

Puis je suis arrivée là, en Loire Atlantique. Un an, deux ans… puis trois et quatre. Le temps d’apprivoiser l’océan.

Je l’avais imaginé plus gris, plus glacial, plus impersonnel que la Méditerranée de mon enfance. Je l’avais imaginé moins attachant.

Et voilà qu’il me manque ! Car en vérité, il est loin d’être gris, glacial ou impersonnel. Quand la Méditerranée mélange son bleu à l’or, au rose ou au terre de sienne, lui joue l’exclusivité. Simplement, il arbore une palette de bleus comme nulle part ailleurs, du plus clair au plus foncé, tirant sur le blanc ou l’anthracite, teinté de vert ou d’indigo. Ce qu’il me reste aujourd’hui de l’Atlantique, c’est cet immensément bleu. Et qu’est-ce que l’immensément bleu sinon une certaine sérénité ?

Oui, c’est cela qu’il me reste de l’océan, la sérénité. Je voudrais à cet instant être à nouveau sur ses rivages, retrouver ses pinèdes, les herbes échevelées de ses plages, son sable clair jonché de coquillages et… l’immensément bleu. Et j’y retournerai bientôt, car je sais que désormais où se cache la sérénité.

Luna Raffalli et Emmanuelle
Le Croisic, Photo Luna Raffalli
Le Croisic. Photo Luna Raffalli

“Et par tous les chemins, j’y reviens… “

Vilage de Tox. Photo de Luna Raffalli

J’aime le Nord, ses plages blanches, ses forêts profondes, ses terres arides mordues par les vents glacés, ses villes chaleureuses et accueillantes. J’aime le Nord mais je sais que je viens du Sud et que jamais je ne pourrais me passer trop longtemps de soleil et de Méditerranée. Camus écrivait dans la Mer au plus près : ” J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis j’ai perdu la mer, tous les luxes alors m’ont paru gris, la misère intolérable.” L’auteur des noces sensuelles de l’homme et de la mer ne s’y trompait pas : il y a dans le Sud une profusion de couleurs et de parfums qui exalte les sens.

Mon Sud à moi s’appelle la Corse. On dit d’elle qu’elle est la plus belle île du monde. Ce que je sais, c’est que lorsque je pose les pieds sur son sol, je retrouve les parfums de maquis de mon enfance, la lumière dorée d’un soleil qui brille comme nul part ailleurs, le souffle tendre de la brise marine.

Mon père me disait toujours que c’était le plus bel endroit du monde. Il avait peut-être raison. Ce dont je suis certaine, c’est que j’y ai grandi et que j’y reviendrais toujours. J’y reviendrais pour le parfum enivrant des lentisques et de l’immortelle, pour la couleur d’or des soleils couchants, pour la mer…. Oui, je reviendrais pour la mer.

Escaliers menant au jardin Romieu. Bastia Vieux-Port. Photo de Luna Raffalli
Citadelle Bastia